Domaine de la Bretesche

SUR LA ROUTE DES PHARES : ÉCHAPPÉE GRAND LARGE EN BRETAGNE SUD

Catégories : Exploration de la Bretagne, publié le : 20/07/2026

Il y a des voyages que l’on mesure en kilomètres. D’autres en embruns, en lumières rasantes, en silhouettes blanches dressées face à l’Atlantique. Depuis le Domaine de la Bretesche, hôtel 5 étoiles Relais & Châteaux situé à Missillac, la mer n’est jamais loin. En moins d’une heure, les allées boisées du domaine laissent place aux ports anciens, aux côtes sauvages et aux sentinelles lumineuses qui veillent sur les marins depuis des générations.

À environ 45 minutes de Nantes, 1h15 de Rennes et 45 minutes de Vannes, La Bretesche offre un point de départ idéal pour explorer la Bretagne Sud et la Loire-Atlantique côté océan. Voici notre sélection de phares à découvrir le temps d’une journée, d’un week-end ou d’un itinéraire plus lent, entre patrimoine maritime, panoramas grand large et haltes confidentielles.

 

 

LE PHARE
du Tréhic

LA PROMENADE IODÉE DU CROISIC

À environ 45 km du Domaine de la Bretesche, soit 45 à 50 minutes de route selon la saison, Le Croisic est une première étape parfaite pour entrer dans l’esprit de la route des phares.

Pour le déjeuner, on s’installe volontiers à L’Estacade, belle table posée sur les quais, face au port de pêche, où la cuisine met à l’honneur les produits de la région, poissons, coquillages et saveurs marines. Au bout de la jetée du Tréhic, longue avancée de granit tournée vers l’océan, le petit phare marque l’entrée du port et accompagne-le va-et-vient des bateaux.

On ne le visite pas à proprement parler, mais on l’approche à pied, au fil d’une promenade très accessible. Le charme tient justement à cette simplicité : le vent, le cri des goélands, les reflets sur l’eau, puis le retour vers les quais animés du Croisic.

À savoir : la jetée est particulièrement belle au coucher du soleil. Par temps venteux, prévoyez une veste : ici, l’Atlantique rappelle toujours qu’il est le maître du décor.

 

LE GRAND
Charpentier

LE PHARE SOLITAIRE DE SAINT-NAZAIRE

À environ 35 km de La Bretesche, le littoral de Saint-Nazaire dévoile une silhouette plus mystérieuse : celle du phare du Grand Charpentier, posé en pleine mer, à plus d’un mille au large de la pointe de Chémoulin. Inauguré à la fin du XIXe siècle, il balise l’entrée de l’estuaire de la Loire et accompagne encore aujourd’hui l’intense trafic maritime du port de Nantes-Saint-Nazaire.

Ce phare ne se visite pas. Il s’admire depuis la côte, comme une apparition grise et verte dressée sur son plateau rocheux. Son histoire est faite de tempêtes et de reconstructions : avant la tour actuelle, plusieurs balises et tourelles furent endommagées ou détruites par la mer.

Conseil d’initié : combinez cette étape avec une balade à Saint-Marc-sur-Mer ou sur le front de mer de Saint-Nazaire. Pour les amateurs d’histoire maritime, c’est l’une des escales les plus évocatrices de l’itinéraire.

 

LA POINTE
Saint-Gildas

MÉMOIRE MARITIME ET PANORAMA FAMILIAL

À Préfailles, à environ 55 km du Domaine de la Bretesche, le Sémaphore de la Pointe Saint-Gildas offre une approche plus pédagogique de l’univers des phares et de la surveillance côtière. Ici, on ne vient pas seulement admirer la mer : on comprend comment les hommes ont appris à la lire, à la signaler, à communiquer avec les navires.

Le site propose des visites guidées d’environ 30 minutes, suivies d’un temps de découverte libre. C’est une belle étape pour les familles, mais aussi pour les voyageurs curieux d’entrer dans les coulisses du patrimoine maritime. La promenade autour de la pointe prolonge l’expérience, avec de larges vues sur l’estuaire et la Côte de Jade.

À savoir : vérifiez les horaires d’ouverture avant de partir, car ils varient selon la saison. Depuis La Bretesche, l’excursion se fait facilement sur une demi-journée.

 

BELLE-ÎLE
en Mer

LE GRAND PHARE DE GOULPHAR

Pour une journée d’exception, cap sur Belle-Île-en-Mer. Depuis le Domaine de la Bretesche, il faut prévoir environ 1h45 de route jusqu’à Quiberon, puis la traversée en bateau vers Le Palais. L’excursion demande donc une vraie journée, mais elle offre l’une des plus belles récompenses de la route des phares.

À Bangor, le Grand Phare de Goulphar domine la côte sauvage. Mis en service en 1836, classé Monument Historique, il culmine à près de 92 mètres au-dessus du niveau de la mer. On peut le visiter selon les périodes d’ouverture, et l’ascension se mérite : au sommet, le panorama embrasse les landes, les falaises et l’immensité bleue de l’Atlantique.

Le phare est l’un des grands repères visuels de Belle-Île. Sa puissance symbolique tient autant à sa hauteur qu’à sa position, tout près des célèbres aiguilles de Port-Coton, immortalisées par Claude Monet.

 

 

LA POINTE
des Poulains

LE PHARE DE SARAH BERNHARDT

Toujours à Belle-Île, mais plus au nord, la Pointe des Poulains offre une atmosphère radicalement différente. Ici, le paysage devient plus sauvage, presque théâtral : landes rases, rochers sombres, lumière changeante, îlot accessible selon la marée. Le phare des Poulains, construit au XIXe siècle, veille sur cette pointe spectaculaire et sur des côtes longtemps redoutées des navigateurs.

La visite est possible lorsque la météo et les marées le permettent. À l’intérieur, une exposition permanente évoque notamment la gestion des espaces naturels de Belle-Île. Mais l’anecdote la plus célèbre reste liée à Sarah Bernhardt : la grande tragédienne tomba amoureuse de la Pointe des Poulains et y fit aménager son refuge, face à l’océan.

À savoir : consultez impérativement les horaires de marée avant votre visite. À marée haute, l’îlot peut être isolé, ce qui fait tout le charme, et toute la vigilance du lieu.

 

L'ÎLE
d'Yeu

LE GRAND DÉTOUR DES AMOUREUX DE PHARES

Pour les voyageurs qui aiment sortir des itinéraires attendus, l’Île d’Yeu constitue une échappée plus confidentielle. Depuis La Bretesche, comptez environ 1h30 à 1h45 de route jusqu’à Fromentine ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie selon les liaisons, puis une traversée maritime. C’est une excursion à réserver aux séjours plus longs, ou à transformer en parenthèse insulaire.

Le Grand Phare de l’Île d’Yeu, situé au nord-ouest de l’île, se visite à certaines périodes. Le premier phare fut édifié au XIXe siècle, puis détruit pendant la Seconde Guerre mondiale avant d’être remplacé dans les années 1950 par l’édifice actuel. Haut de 41 mètres, il domine la haute mer et offre, depuis son sommet, une lecture complète de l’île.

Conseil d’initié : louez un vélo à Port-Joinville et composez votre itinéraire entre le Grand Phare, le port de la Meule et la côte sauvage. L’Île d’Yeu se découvre mieux au rythme du vent qu’à celui de la montre.

 

PROLONGER
l'échappée

DES PHARES POUR PROLONGER LA ROUTE

Pour les voyageurs qui souhaitent prolonger la route des phares au-delà des étapes les plus proches de La Bretesche, la Bretagne offre d’autres silhouettes lumineuses à découvrir au fil d’un séjour plus long, entre Morbihan, Finistère et grands horizons atlantiques.

Dans le Morbihan, le phare de Port-Navalo, à Arzon, marque l’entrée du golfe du Morbihan, là où les courants dessinent l’un des paysages maritimes les plus singuliers de Bretagne Sud. Plus à l’ouest, sur la presqu’île de Quiberon, le phare de Port-Haliguen accompagne une promenade plus confidentielle entre port de plaisance, criques et lumière atlantique.

Côté Finistère, le phare du Petit Minou, à Plouzané, reste une halte spectaculaire à l’entrée du goulet de Brest, avec son pont de pierre et son décor presque cinématographique. À Loctudy, le phare des Perdrix attire le regard avec son damier noir et blanc unique, posé en mer à l’entrée du port de pêche. Entre Loctudy et l’Île-Tudy, cette silhouette graphique est devenue l’un des symboles du pays Bigouden, à admirer depuis les quais ou au fil d’une promenade face à l’estuaire.

Pour une échappée encore plus grandiose, on peut aussi mettre le cap sur le phare d’Eckmühl à Penmarc’h, le phare de Saint-Mathieu à Plougonvelin ou le phare de l’Île Vierge à Plouguerneau, une échappée lumineuse pour suivre la côte bretonne un peu plus loin.

 

 

RETROUVER LA DOUCEUR
de la Bretesche

Après une journée de grand large, le retour au Domaine de la Bretesche a quelque chose de profondément apaisant. On quitte le sel, les falaises et les silhouettes de phares pour retrouver les arbres, les pierres anciennes et la douceur d’un domaine 5 étoiles niché à Missillac. Le contraste est précieux : l’océan pour l’élan, La Bretesche pour l’ancrage.

Depuis La Bretesche, la côte se rejoint comme une respiration : assez proche pour improviser une escapade iodée, assez variée pour multiplier les itinéraires. Entre Bretagne Sud, presqu’île guérandaise, Côte de Jade et horizons insulaires, chaque phare devient le prétexte d’une journée différente.

 

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